Découvrez l’importance d’une bonne vue au quotidien

UNE BONNE PRÉVENTION, C'EST ESSENTIEL

Les journées de dépistage organisées par les Lions Clubs permettent de réaliser des tests de vue dans plus de 250 villes en France.

80 % des déficiences visuelles sont pourtant évitables. C’est pourquoi le Lions Clubs International fait de la mauvaise vision un combat quotidien.

Les journées de la vues s’organisent toute l’année avec un point d’orgue en octobre à l’occasion de la Journée Mondiale de la Vue.

Certaines pathologies oculaires sont sans symptômes.
Un dépistage précoce permet leur prise en charge et évite leur aggravation.

Historique Journée de la Vue Lions 

Le Lions Clubs International est historiquement engagé dans des actions humanitaires afin de préserver la vue depuis l’injonction d’Helen Keller : « devenez les chevaliers des aveugles dans la croisade contre l’obscurité » en 1925.

En 2005 les Lions Clubs de Paris s’unissent pour réaliser une action à l’occasion de la « Journée Mondiale de la Vue » (World Sight Day) puis, devant le succès obtenu, multiplient d’autres actions de dépistage au fil des années. Leur action prend une telle ampleur qu’ils décident de créer une association dédiée à la prévention des troubles visuels : « Prévention Cécité Lions ».

À la suite, chaque Gouverneur, aidé de son Délégué Humanitaire, a désigné son Délégué JMVL de District (donc 15 en France).

Coordination entre le Comité Technique National JMVL (dont le président 2016-17 est le Gouverneur Régis FLORENT) et les Délégués de District qui agissent de concert avec leur Délégué Humanitaire de District (Gérard HOSTALIER pour le 103N).

Toutes les informations nécessaires à la réalisation d’une action JMVL émanent donc de « la Maison des Lions de France - rue St Jacques », le plus souvent adressées par Justine ASTORG et qui transitent par le Délégué.

En 2019, dans un but de simplification, les Lions décident de nommer leur action : « Journée de la Vue Lions ».

Pourquoi dépister ?

  • La plupart des gens ignorent qu’ils peuvent subir un déclin de leurs capacités visuelles,
  • Bon nombre d’entre eux n’iront jamais consulter un ophtalmologiste (10% !)
  • Dès le jeune âge l’absence de dépistage peut conduire à l’amblyopie (œil paresseux)
  • D’autres défauts fréquents, comme les troubles oculo-moteurs, peuvent expliquer des difficultés difficilement supportables en absence de prise en charge
  • Plusieurs maladies peuvent évoluer à bas bruit et entrainer une perte de vision
  • Le dépistage est donc un élément incontournable des actions à développer pour préserver la vue; le plus tôt est le mieux.

Chez l'adulte

Nombreux sont ceux qui ne consulteront jamais un ophtalmologiste… Pourtant nul n’est à l’abri d’un déclin visuel alors que bien souvent un dépistage permettrait de l’éviter.

Parmi les situations le plus fréquentes citons :

  • Les amétropies. Ce sont des imperfections du système optique d’un ou des deux yeux qui se compensent par le port de lunettes à verres correcteurs. Elles existent souvent de longue date mais peuvent apparaître tardivement. Ce sont l’hypermétropie, l’astigmatisme, voire la myopie. Elles sont facilement mises en évidence par un simple dépistage. La presbytie (déclin de la vision de près) débute vers 45 ans.
  • Les affections cécitantes curables. Ce sont des situations pour lesquelles la personne concernée ne réalise pas toujours qu’elle subit un déclin fonctionnel. Les plus fréquentes sont :
    • La dégénérescence maculaire. Elle est le plus souvent liée à l’âge (dégénérescence maculaire liée à l’âge – DMLA). Ses signes de début sont l’observation déformée des objets (métamorphopsie) puis un certain flou visuel central et enfin une tache persistante pour la vision centrale.
    • La cataracte. Elle correspond à la perte progressive de la transparence naturelle du cristallin. Le déclin visuel peut débuter à l’âge adulte : il entraine des difficultés à apprécier les contrastes puis gêne la vision en particulier quand l’éclairage est défectueux (par exemple : pour la conduite automobile nocturne). Dans certains cas le déclin peut être rapide et pénalisant.
    • Le glaucome. C’est une maladie qui altère progressivement la fonction du nerf optique se traduisant à son début par une perte progressive du champ visuel périphérique. Le plus souvent, au début, le patient ne réalise pas ce déclin… Et en l’absence de traitement le glaucome peut mener à la cécité.
    • La rétinopathie diabétique. Le diabète est fréquent (plus de 6% de la population). C’est une maladie chronique par excès de sucre dans le sang (hyperglycémie). Elle est responsable de nombreuses complications (rein, cœur, vaisseaux, système nerveux…) et en particulier au niveau de la rétine dont elle dégrade les vaisseaux (rétinopathie diabétique).

Ces affections peuvent être soignées et ceci d’autant plus efficacement qu’elles sont prises en charge à leur début. En l’absence de consultation réalisée par un ophtalmologiste elles peuvent être découvertes à l’occasion d’un dépistage.

Profitez d’un dépistage !

Chez l'enfant

« L’organisation de la vision chez l’être humain s’élabore dès les premiers moments de la vie et ne se fait pas de manière isolée : elle est partie intégrante de tout l’ensemble du mouvement dynamique qu’est le développement général de l’enfant. » F. Vital-Durand

Environ 12% des enfants présentent des défauts visuels susceptibles pour le moins d’entraîner des difficultés scolaires en particulier au cours des acquisitions de base comme la lecture.

Pour cette raison, il apparaît nécessaire de dépister le plus précocement possible ces défauts en généralisant les systèmes de dépistage, par exemple au cours de la première année de fréquentation de l’école maternelle.

Informations pour les parents

a) le développement des fonctions visuelles

Le développement de la vision du bébé est plus précoce qu’on ne le croit généralement. Dès la naissance, le bébé voit suffisamment pour évaluer un objet de la taille d’un visage ; vers 3 mois, le nourrisson détecte un trait de 1,5 mm à une distance de 60 cm, soit 1/10°. A 6 mois, il voit 2/10°, à 1 an, 4/10° et c’est vers 4 à 5 ans qu’il atteint les 10/10°. L’accommodation – ou capacité de voir net à toutes les distances – est d’abord anarchique ; elle se précise au fil des mois. Le champ visuel, d’abord restreint, devient normal vers l’âge de 1 an. La perception du relief se développe vers 4 mois, alors que les mouvements conjugués de yeux deviennent presque stables et matures autour du 6° mois. La perception des couleurs est déjà bonne à 3 mois.
La plupart des enfants naissent hypermétropes et légèrement astigmates.

  • La structuration de la vision s’élabore dans les premiers moments de la vie et ne se fait pas de façon isolée : dans les deux premières années de la vie, c’est l’organisation des mouvements qui est le repère primordial.
  • Les anomalies de ce développement ne sont pas toujours évidentes. En dehors des situations simples (malformation visible, strabisme ou mouvements anormaux), quelques signes d’appel peuvent éveiller le soupçon : une certaine fixité du regard, un désintérêt aux stimulations, des mouvements instables des yeux, une tendance à loucher après 3 mois, à s’approcher plus que normalement, une mauvaise poursuite des objets à fixer, une tendance à fuir la lumière, à se frotter les yeux, une tendance fréquente à l’irritation des globes oculaires…
  • Au moindre doute, il faut en informer votre médecin et solliciter un examen spécialisé.
b) les anomalies du développement

Il peut exister des atteintes génétiques ou congénitales des yeux ou de leurs annexes (muscles, paupières), des maladies infectieuses ou dégénératives : ces situations sont rares.
Plus fréquemment, on rencontre des anomalies plus accessibles à un traitement, ce sont les amétropies ou les troubles oculomoteurs.

  • Les amétropies : ce sont des défauts congénitaux ou acquis de la réfraction qui empêchent une bonne mise au point des images perçues au niveau de la rétine et sont donc responsables de mauvaise acuité ou de fatigue visuelle. Ce sont :
    • L’hypermétropie (liée à une image qui se forme en arrière du plan rétinien). Elle est fréquente chez l’enfant qui la compense en sollicitant l’accommodation, avec diverses conséquences possibles : maux de tête, fatigue, inattention, irritations oculaires, strabisme au début parfois variable.
    • La myopie (liée à une image qui se forme en avant du plan rétinien). Elle interdit une bonne vision de loin, obligeant à s’approcher.. pouvant conduire l’enfant à négliger ce qui est trop éloigné.
    • L’astigmatisme (imposant une image rétinienne différente sur les axes perpendiculaires). Ce défaut conduit à des perturbations de la reconnaissance pouvant perturber en particulier l’apprentissage de la lecture. L’astigmatisme peut être associé à l’hypermétropie ou la myopie.

Les déviations oculaires ou anomalies du regard : ce sont principalement :

  • Les strabismes (déviation anormale de l’un ou des deux yeux, soit en convergence = en dedans, soit en divergence = en dehors, soit oblique). Ils peuvent être constants ou variables.
  • Le nystagmus (mouvements anormaux les yeux, tremblements).

Ces situations perturbent souvent le développement de la vision binoculaire avec le sens du relief, stade le plus évolué de la fonction visuelle.

Divers dysfonctionnements peuvent être associés. Dans la majorité des cas ils sont corrigibles et ceci d’autant plus efficacement que la prise en charge est précoce (avant 3 ans). Par contre, s’ils sont méconnus, ils limitent le développement des fonctions visuelles et en particulier de l’acuité, pouvant favoriser l’amblyopie.

L’amblyopie

L’amblyopie est une insuffisance uni ou bilatérale de certaines aptitudes visuelles, principalement de la discrimination des formes. Elle peut être de différentes causes :

  • « organique » – qui est due à une lésion du système visuel pouvant être située de l’œil jusqu’au cerveau. Elle est alors irréversible et définitive.
  • « de privation », par l’absence de stimulation appropriée concernant la rétine du fait d’un obstacle s’opposant à la transmission des rayons lumineux. La levée de cet obstacle peut favoriser la récupération fonctionnelle.
  • « fonctionnelle », sans obstacle ou lésion apparente susceptible d’expliquer l’insuffisance visuelle. Elle est souvent unilatérale, parfois associée au strabisme et/ou à une amétropie forte.

Si elle est bilatérale, elle implique une importante insuffisance visuelle, associée aux signes d‘appel qui permettent un dépistage précoce.

Plus souvent, elle est unilatérale et n’apparaît pas, ne suscitant pas chez l’enfant de plainte particulière. En dehors des rares signes d’appel, l’amblyopie doit être systématiquement recherchée car, si elle est fonctionnelle ou de privation, elle peut être le plus souvent efficacement combattue à condition que sa prise en charge soit précoce, idéalement avant l’âge de 3 ans.

Cet état justifie la généralisation de structures de dépistage afin de mettre en évidence les insuffisances visuelles susceptibles de générer des entraves au développement de l’enfant et, donc, de nuire à sa santé.

La prise en charge des défauts de la vue

Elle découle des conclusions du dépistage et des examens spécialisés qui le suivent. En général, l’ophtalmologiste peut indiquer aux parents :

  • l’état de développement de la fonction visuelle de l’enfant ;
  • la ou les causes des difficultés rencontrées et
  • les propositions thérapeutiques qui en résultent et leur planification.

Dans la majorité des situations, il existe une amétropie qui sera le plus souvent corrigée grâce à un port de lunettes, plus rarement de lentilles de contact.
Les éventuels défauts associés de la motricité oculaire et de la vision binoculaire seront quantifiés par l’Orthoptiste qui, en concordance avec l’Ophtalmologiste, va surveiller et optimiser leur prise en charge.
Les propositions thérapeutiques peuvent être médicales ou chirurgicales. En tout état de cause la prise en charge sera effectuée sur de nombreuses années, jusqu’à certitude de l’acquisition d’un résultat stabilisé permettant d’exclure un éventuel nouveau déclin.
La participation des parents et de tout l’entourage (familial et éducatif) est fondamentale pour espérer obtenir le meilleur résultat durable.

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